fév
08
2010
0

Le Goulag pour les Cons

Tortoise / Brave and the bold / Love is love

(…) Une plus grande mission nous appelle donc et j’ai besoin de vous :
La création du Goulag pour les Cons. ou GPLC, ou encore tout simplement, Club Med en Sibérie, (Une Maison de Retraite, en Quelque Sorte Très, Très Loin de Chez Moi) pour Tous Nos Amis Qui disent à la Radio, à la Télé, voire même, au Bistrot, dans mon quartier, c’est fréquent, pour tous ceux qui disent : “QUELQUE CHOSE DE L’ORDRE DE”. Ca donne donc, le “CMSUMRQSTTLCMTNAQRTBQCDOD”, je préfère dire GPLC, c’est plus fédérateur, mais on peut discuter, je suis pas fixé. GPLC, j’aime bien, j’préfère mais bon. Un bâtiment spécial y serait aménagé pour tous les acteurs de théâtre qui disent, à France Culture : “Hum, ce n’est pas moi qui travaille le “matériau”, (sous-entendu leurs rôles, n’est-ce pas…) non mais plutôt le “matériau” qui me travaille.” On va me dire que c’est cruel, qu’il va faire froid, là-bas…Ah, Ah, mais oui…
“-Quelque chose de l’ordre du froid a fait son apparition dans une certaine région où vivent certaines gens, et ça je crois que c’est de l’ordre du non-dit qui se doit d’être dit, d’être mis en lumière.
-Certaines choses de l’ordre de la reproduction gèlent, où plutôt certaines choses liés à la procréation sont gelés par certains paramètres géo-météorologiques absolument niés par une certaine catégorie du pouvoir en place.“ Le pouvoir en place, c’est MOI ! Et je ne doute pas effectivement que dans mon goulag, même en plein été, même en été, mes grands amis, Il fasse TRÈS, TRÈS FROID… Excusez-moi, si je crie dans le papier et que c’est pour ça que je mets des majuscules…Je m’énerve, mais aussi c’est parce que j’ai lu un bouquin de Manoeuvre, ça déteint, alors ça explique.

Pascal Bouaziz

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fév
08
2010
0

Y a une route. Tu la longes ou tu la coupes.

Gérard Manset / Il voyage en solitaire / Y‘a une route

Y a une route. On marche dessus. Y a pas d’tapis Y a des fleurs comme des anémones Qu’attendent la pluie. Y a une route. Tous les dix ans, y a un marin Qui jette l’ancre au café du coin, Qui parle de voyage et plus loin, Après la route, faut prendre le train. Tu descends dans le p’tit matin Avec ta valise à la main. Y a tellement d’bruit q’t'as plus d’oreilles Pendant qu’la fumée mange le ciel. Puis finalement tout est pareil parc’qu’ Y a une route. Tu la longes ou tu la coupes. Tu t’allonges et on t’passe dessus Ou tu t’lèves et on t’tire dessus. Y a une route. C’est mieux que rien. Sous tes semelles c’est dur et ça tient.

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fév
01
2010
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Have you ever been free?

I break the surface so Ican breathe
I close my eyes so I can see
I tie my arms to be free
Have you ever been free?
She’s not breathing
She’s not moving
She’s not coming back
I burn a fire to stay cool
I burn myself,
I am the fuel
I never meant to be cruel
Have you ever been cruel?
She’s not breathing
She’s not moving
She’s not coming back
Shut the door so I can lea

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fév
01
2010
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C’est ça la liberté, à celle-là que tu as droit

La souris déglinguée / Beaucoup de libertes/ Beaucoup de libertes

L’impossible classe

Pauvre, joyeux et indépendant ! –tout cela est possible simultanément ; pauvre, joyeux et esclave ! – c’est aussi possible, – et je ne saurais rien dire de mieux aux ouvriers esclaves de l’usine : à supposer qu’ils ne ressentent pas en général comme une honte d’être utilisés, comme c’est le cas, en tant que rouages d’une machine et, pour ainsi dire, comme un bouche-trou pour les lacunes de l’esprit d’invention humain ! Fi ! croire que l’on pourrait remédier par un salaire plus élevé à l’essentiel de leur détresse, je veux dire de leur asservissement impersonnel ! Fi ! se laisser persuader que grâce à un accroissement de cette impersonnalité, à l’intérieur de la machinerie d’une société nouvelle, la honte de l’esclavage pourrait devenir vertu ! Fi ! avoir un prix auquel on cesse d’être une personne pour devenir un rouage ! Etes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible ? Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure si vous ne savez plus  ce que c’est que respirer librement ? si nous n’avez même pas un minimum de maîtrise de vous-mêmes ? si vous êtes trop souvent dégoûtés de vous-mêmes comme d’une boisson éventée ? si vous prêtez l’oreille aux journaux et lorgnez votre riche voisin, mis en appétit par la montée et le déclin rapide de la puissance, de l’argent et des opinions ? si vous n’avez plus foi en la philosophie qui porte des haillons, en la liberté spirituelle de l’homme sans besoins ? si la pauvreté volontaire et idyllique, l’absence de profession et le célibat, qui devraient parfaitement convenir aux plus intellectuels d’entre vous, sont devenus des objets de raillerie ?

F. Nietzsche, Aurore,  § 206

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fév
01
2010
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La poésie, devant; le pouvoir en face

The Beatles / Studio and Live / Goodbye demo + Stand By Me

Accepter l’écrasement, en finir, se taire, paraît souvent la solution la plus facile pour « en » sortir. Mais il y a, assez viscéralement, un refus, une résistance : j’aime bien la phrase de Char, « Je n’écrirai pas de poème d’acquiescement. » Ce monde est sale de bêtise, d’injustice et de violence ; à mon avis, le poète ne doit pas répondre par une salve de rêves ou un enchantement de langue ; il n’y a pas à oublier, fuir ou se divertir. Il faut être avec ceux qui se taisent ou qui sont réduits au silence. J’écris donc à partir de ce qui reste vivant dans la défaite et le futur comme fermé. S’il n’est pas facile d’écrire sans illusion, il serait encore moins simple de cesser et supporter en silence. Donc… J’aime à penser la poésie comme un lichen ou un lierre, avec le mince espoir que le lierre aura raison du mur.

Antoine Emaz

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jan
25
2010
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On a veillé à ce que je perfectionne mon revers à deux mains

La famille, c’est une grande table, et tout le monde autour.

Laetitia Casta.  Téléstar – 2001

le, c’est une grande table, et tout le monde autour.
[Laetitia Casta] [+]
Extrait d’une interview dans Téléstar – 2001
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jan
25
2010
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Ô mes amis qui sait ce qui peut soulager un coeur qui brûle ?

Tinariwen / Aman Iman / Assouf

Le mot Assouf est particulièrement difficile à traduire. C’est d’une part la solitude, la tristesse, d’autre part la nostalgie et encore spécifiquement un sentiment lié aux étendues inhabitées où résident les esprits.

« Mais aux marges, c’est à dire à travers un territoire infiniment plus étendu, cheminement d’innombrables peuples sur lesquels nous en savons trop peu, donc pour lesquels une contre-information apparaît toujours plus nécessaire. Peuples-lucioles quand ils se retirent dans la nuit, cherchent comme ils peuvent leur liberté de mouvement, fuient les projecteurs du « règne », font l’impossible pour affirmer leur désirs, émettre leurs propres lueurs et les adresser à d’autres » Georges Didi-Huberman / Survivance des lucioles

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jan
25
2010
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Tu peux baiser le monde entier, mon meilleur ami, son voisin de palier et toute sa famille.

Superflu / La Chance / Le Monde entier

Chanson méchante (et/ou vengeresse) #3 :

Tu peux baiser le monde entier. Les marins du port. Le capitaine du navire. Et tous les chercheurs d’or. Tu peux baiser le monde entier. L’esclave et le roi. Le gouvernement. Le sénat. Je n’en mourrai pas. Je n’en mourrai pas.
Tu peux baiser le monde entier. Le chasseur ou le prêtre. Le soldat inconnu. Ou le dernier des traîtres. Mon meilleur ami. Son voisin de palier. Et toute sa famille. Je n’en mourrai pas.
Tu peux baiser le monde entier. A ta convenance. Avec Frénésie. Ou avec patience. Mais s’il te manque une proie. S’il te manque un trophée. Alors pense à moi.

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jan
25
2010
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Be on my side, I’ll be on your side

Neil Young / Live at Massey Hall 1971 / Down by the river

Je me rappelle que Serge Daney parlait de la Nouvelle Vague comme d’un rare exemple dans l’histoire du cinéma d’une bande de cinéastes, d’un truc qui faisait bloc contre le reste du cinéma. Un bunch comme disent les américains, celui qui allait renverser le cinéma, juste né d’une connivence intellectuelle et cinéphile entre 4 ou 5 copains. Peu d’équivalents sinon le cinéma russe des année 30. La bande à Vertov. Depuis Truffaut et Rohmer sont morts, Godard est un astre seul, Rivette est marginalisé, Chabrol fait du cinéma de papa. La vie quoi.

« A droite, une guitare commence à donner le rythme. Elle est brouillonne et sombre. A gauche, une autre guitare arrive, plus claire, plus grinçante. La première laisse résonner lourdement les accords pendant qu’elle assène le rythme. La seconde marque le temps avec des notes cinglantes. Une basse vibre, puis s’arrête tout de suite pour laisser les deux guitares discuter toutes seules encore un peu. Enfin la batterie et la basse viennent compléter l’ensemble On ne sais plus qui suit qui. C’est une bande qui marche en ligne. » Charles Berberian à propos de « Down by the river » de Neil Young

Dans cette version  Neil Young est seul, sans son cheval fou. Un bunch à lui tout seul… « Sois à mes côtés et je serai à tes côtés ».

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jan
18
2010
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Les gens pensent toujours à un avenir majoritaire

Marie Laforet/ Che male c e (Tu fais semblant)

Devenir, ce n’est jamais imiter,  ni faire comme, ni se conformer à un modèle, fût il de justice ou de vérité. (…) Les gens pensent toujours à un avenir majoritaire (quand je saurai grand, quand j’aurai le pouvoir…). Alors que le problème est celui d’un devenir-minoritaire: non pas faire semblant, non pas faire ou imiter l’enfant, le fou, la femme, l’animal, le bègue ou l’étranger, mais devenir tout cela, pour inventer de nouvelles forces ou de nouvelles armes. Gilles Deleuze.  Dialogues

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